ANTIC et les FAI, ensembles vers l’IXP


Dans le cadre de l’implémentation d’un Point d’Echange Internet au Cameroun, l’Agence Nationale des Technologies de l’Information et de la Communication (ANTIC) a opté pour une démarche participative.

C’est fort de cette option que son Directeur Général, Dr. EBOT EBOT ENAW a convié le mardi 21 avril 2009 les Fournisseurs d’Accès Internet (FAI) à une réunion de concertation autour de cette question. « La mise en place de notre Point d’Echange Internet revêt un intérêt capital pour notre pays », a précisé Dr. EBOT EBOT ENAW à ces interlocuteurs. Parmi ceux-ci, CAMTEL, CREOLINK, ORANGE Cameroun, DOUALA ONE, MATRIX ou encore SACONET ont marqué leur présence avec force, par une participation très active aux échanges francs qui ont fait la trame de cette rencontre.

Tous ensembles, ils ont reconnu la pertinence du projet auquel le Directeur Général les a invités à s’approprier comme étant le leur. C’est sur cette base d’entente qu’il a été décidé de la création d’un comité constitué majoritairement des FAI. Ce comité est chargé de l’étude de faisabilité de l’implémentation d’un IXP et de sa mise en place au Cameroun. Ce comité qui se regroupera sous la houlette de l’ANTIC en sa qualité de régulateur du secteur de l’Internet, est ainsi appelé à mener toutes les actions opportunes et inclines à la matérialisation de la mise en place de cette logistique technologique qui sera bénéfique à plus d’un titre pour les fournisseurs eux-mêmes et les utilisateurs d’Internet. En effet, le fournisseur d’accès internet met le prima sur la connectivité permanente, efficiente et rentable de ses utilisateurs à un élément relié à l’Internet. Avec le Point d’Echange Internet, tous les fournisseurs pourront bénéficier de la domestication de leur trafic local selon le principe de réciprocité et de gratuité (peering). Le peering est un accord d’échange de trafic où des FAI donnent l’accès réciproque à leurs propres clients. Ce qui pour le moment n’est pas le cas. Ceux-ci passent par un procédé d’achat de transport IP à un prestataire étranger qui leur ouvre l’accès à l’Internet, freinant par conséquent le développement de l’infrastructure (le transit).

A échelle sociale, économique et culturelle, l’IXP favorisera la réduction des coûts d’accès à l’Internet, l’augmentation des vitesses d’accès, permettra d’accroître les recettes générées par les services en local grâce à l’augmentation des performances locales d’Internet et l’entrée en jeu de nouveaux fournisseurs de contenus et services locaux et d’assurer une meilleure régulation de l’Internet.

La création du Point d’Echange Internet, clé de voute de l’économie numérique nationale, se révèle donc impérative. « La concrétisation de ce projet dépend à 90% de la coordination stratégique entre les différentes parties prenantes », a souligné le Directeur Général, Dr. EBOT EBOT ENAW. C’est dire combien, à l’unisson, tous les acteurs doivent œuvrer pour que le Cameroun soit porté au concert des Etats africains dotés d’un IXP, qui à ce jour se chiffrent à 17 pays.

Rappelons qu’en février 2008, l’ANTIC avec l’appui technique et logistique de Cisco System International avait déjà organisé à l’intention de ces ISP, un séminaire de formation sur l’implémentation d’un Point d’Echange Internet (IXP) au Cameroun.

 
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